ANI – Le ministère de l’Agriculture, en coopération avec le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS-Liban), a organisé une rencontre nationale sous le patronage et en présence du ministre de l’Agriculture, Nizar Hani, consacrée à la présentation des résultats de l’évaluation des dommages et pertes subis par le secteur agricole à la suite de la dernière guerre, ainsi qu’à l’examen des mécanismes de réponse d’urgence et de soutien aux agriculteurs affectés.
La rencontre, tenue au siège du CNRS à Jnah, a réuni le coordonnateur résident des Nations unies et coordinateur humanitaire au Liban, Imran Riza, le secrétaire général du CNRS, Chadi Abdallah, l’ambassadeur de Bulgarie au Liban, Yassen Tomov, ainsi que des représentants du Programme alimentaire mondial (PAM), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’Union européenne, d’institutions internationales partenaires, de l’Unité de gestion des risques de catastrophes de la présidence du Conseil des ministres, ainsi que des bailleurs de fonds et experts du secteur.
Dans son allocution d’ouverture, Abdallah a présenté les principaux résultats de l’enquête nationale sur les dommages et pertes agricoles causés par la guerre. Il a indiqué que l’étude reposait sur des méthodologies scientifiques rigoureuses et des technologies avancées de collecte et d’analyse des données, afin de fournir une base fiable pour l’élaboration des politiques publiques, la définition des priorités et la planification des efforts de relance et de reconstruction du secteur agricole.
De son côté, Riza a souligné l’importance de cette évaluation pour établir une cartographie précise des besoins agricoles les plus urgents. Il a estimé que des données fiables constituent le fondement de toute réponse efficace et durable et permettent d’orienter les financements internationaux vers les interventions prioritaires.
Prenant la parole, le ministre Hani a affirmé que le secteur agricole demeure un pilier essentiel de la sécurité alimentaire ainsi que de la stabilité économique et sociale du Liban, malgré les crises successives traversées ces dernières années. Il a relevé que la dernière guerre avait causé d’importants dommages aux agriculteurs, aux infrastructures, aux ressources naturelles et aux chaînes de valeur agricoles.
« Ce que nous présentons aujourd’hui n’est pas seulement un ensemble de chiffres et de statistiques, mais le résultat d’un effort national visant à bâtir une vision claire de la relance agricole fondée sur les données, la science et des partenariats efficaces », a-t-il déclaré.
Le ministre a indiqué que son département avait travaillé dès le début de la crise avec ses partenaires nationaux et internationaux pour développer des outils scientifiques permettant d’orienter les interventions selon les besoins réels des agriculteurs et de maximiser l’impact des ressources disponibles.
Hani a par ailleurs annoncé le lancement de la version actualisée de la plateforme numérique des partenaires du ministère de l’Agriculture, développée après l’achèvement de l’évaluation nationale des dommages et pertes agricoles. Il a précisé que cette plateforme constitue un système intégré de gestion de l’information et de coordination entre les différents acteurs du secteur agricole.
Selon lui, cette plateforme rassemble dans un cadre unique les agences des Nations unies, les bailleurs de fonds, les organisations internationales, les institutions de recherche, les associations spécialisées, le secteur privé et les organismes publics concernés. Elle permet d’identifier les besoins réels des agriculteurs et des régions touchées, de les relier aux projets et ressources disponibles, d’éviter les doublons et d’assurer une répartition plus efficace de l’aide.
Le ministre a souligné que cette plateforme s’inscrit dans la stratégie du ministère en matière de transformation numérique et de bonne gouvernance, estimant qu’elle offrira un niveau accru de transparence, de suivi et de redevabilité dans la gestion des programmes de soutien agricole.
La rencontre a également été marquée par une présentation détaillée des résultats de l’évaluation des dommages et pertes agricoles, ainsi que des interventions réalisées au cours des trois derniers mois par le biais de la plateforme des partenaires. Les participants ont en outre examiné les principaux défis liés au financement des opérations de soutien et de relance.
À l’issue de la réunion, les participants ont souligné l’importance du cadre national unifié présenté par le ministère de l’Agriculture pour coordonner les efforts de réponse et de relance, conformément au plan du gouvernement libanais. Ils ont estimé qu’une telle approche contribuerait à renforcer l’efficacité des interventions, à garantir davantage de transparence dans la distribution de l’aide et à accélérer le redressement du secteur agricole, au service de la sécurité alimentaire et de la résilience des communautés rurales.