ANI - Le ministre de la Santé, Rakan Nasreddine, a présenté un plan d’urgence destiné à faire face aux lourdes conséquences sur la santé de l’agression israélienne contre le Liban. Ce dispositif vise à renforcer la préparation des hôpitaux, des personnels de santé et la coordination opérationnelle, afin d’assurer une réponse rapide et efficace aux besoins d’urgence et à la prise en charge des personnes déplacées.
Présenté lors d’un congrès consacré à la préparation des hôpitaux en situation de guerre, ce plan repose sur plusieurs axes essentiels, notamment l’approvisionnement en médicaments et en matériel médical, le renforcement des compétences des équipes de santé, la mobilisation rapide des équipes d’intervention, ainsi que l’amélioration des mécanismes de coordination entre les établissements hospitaliers et les services d’urgence.
Le dispositif prévoit également l’optimisation des systèmes d’orientation des patients, sous la supervision du Centre des opérations d’urgence, afin de garantir une meilleure gestion des flux de blessés et des capacités hospitalières. Il inclut par ailleurs une prise en charge des coûts des soins pour les blessés et les populations affectées, dans l’objectif de réduire les obstacles financiers à l’accès aux services de santé.
Le ministre a souligné que, malgré ces efforts, les défis restent considérables, notamment en raison des pressions accrues sur le système de santé et des risques liés aux attaques visant les infrastructures médicales. Il a rappelé l’importance de protéger les hôpitaux et les personnels soignants conformément au droit international humanitaire, affirmant que la préparation aux situations d’urgence constitue un investissement national durable nécessitant coordination, formation et financement continus.