ANI - Le premier rapport hebdomadaire du ministère de l’Agriculture révèle des dégâts d’une ampleur inédite dans le secteur agricole, avec près de 46.479 hectares de terres touchés, soit 22 % des surfaces cultivées du pays, en raison des attaques persistantes.
Les gouvernorats du Sud et de Nabatiyé concentrent l’essentiel des pertes, avec 44.297 hectares endommagés, confirmant que le cœur de la production agricole nationale est directement frappé. Les dommages concernent notamment les vergers, les oliveraies, les cultures sous serre, ainsi que les petites et moyennes exploitations, particulièrement vulnérables.
Selon une évaluation menée auprès de 15.025 agriculteurs, 76,6 % d’entre eux ont été contraints de fuir, perturbant gravement la production et accentuant les risques pour la sécurité alimentaire.
Les pertes s’étendent également à l’élevage, avec des taux de mortalité atteignant 49 % pour les ruches et 39 % pour les poissons, en plus de pertes dans les élevages de bovins, ovins et de volailles.
Face à cette situation, le ministère a lancé un plan d’urgence incluant aides financières, soutien logistique et mesures pour maintenir les chaînes d’approvisionnement. Des actions immédiates ont déjà permis d’aider plus de 1.500 agriculteurs, d’assister 2.000 familles déplacées et de transférer des ruches vers des zones sûres.
Le rapport alerte toutefois sur une crise structurelle dépassant l’urgence actuelle, mettant en évidence la fragilité du secteur agricole et les risques durables pour la production nationale, appelant à une mobilisation rapide pour préserver la sécurité alimentaire du pays.