ANI - Le président Joseph Aoun a informé l'amiral Edward Ahlgren, conseiller principal du gouvernement britannique pour la défense au Moyen-Orient, lors de leur rencontre cet après-midi au palais de Baabda, que « le Liban accueille favorablement toute force alternative à la FINUL si son mandat n'est pas prolongé, afin de poursuivre la mise en œuvre de la résolution 1701 et de soutenir l'armée libanaise dans l'extension de l'autorité de l'État libanais sur le sud du Liban jusqu'à la frontière internationalement reconnue. »
Il a souligné que « le non-renouvellement du mandat de la FINUL et l'absence de formation d'une force internationale alternative créeront un vide qui ne favorise ni la sécurité ni la stabilité dans la région, surtout si l'occupation israélienne des villages et des villes du sud se poursuit, comme c'est le cas actuellement. »
Le président a noté qu'« Israël refuse d'appliquer l'accord-cadre conclu lors des négociations libano-américano-israéliennes à Washington et, par conséquent, ne respecte pas le cessez-le-feu, s'abstient de cesser détruire et de raser des maisons, de corriger les points litigieux le long de la Ligne bleue et de renvoyer les prisonniers libanais dans leur pays. » Il a ajouté que « ces pratiques israéliennes perpétuent les tensions dans le Sud, malgré les efforts du Liban pour mettre en œuvre les dispositions de l'accord-cadre ».
Le président Aoun a informé l'amiral Ahlgren de l'atmosphère qui s'est dégagée de la réunion préparatoire tenue à Paris la semaine dernière en vue de la conférence internationale de soutien à l'armée et aux forces de sécurité intérieure libanaises. Lors de cette réunion, le Liban a présenté un rapport sur les besoins de son armée et de ses forces de sécurité et a reçu un accueil encourageant.
Les discussions ont également porté sur les réformes économiques entreprises par le gouvernement libanais en coopération avec le Parlement.
Les relations libano-syriennes et la coordination existante entre les deux pays ont également été abordées.
L'amiral Ahlgren a réaffirmé le soutien de la Grande-Bretagne au Liban dans tous les domaines, et en particulier à son armée. Il a salué les positions officielles libanaises sur les récents développements, notamment celles annoncées par le président Aoun lors de sa visite dans la région de Nabatieh, où il a constaté sur place les dégâts infligés aux villages et aux villes et a affirmé aux habitants la détermination de l'État libanais à étendre sa souveraineté sur toute la frontière sud et à retirer tous les éléments armés des villages où l'armée est déployée.