NNA 09/12/2026

NNA - La Banque BEMO organise une table ronde sur les partenariats entre ONG libanaises et syriennes

ANI - La Banque BEMO a organisé une table ronde intitulée « Les ONG en Syrie : partenariats, opportunités et impact », tenue à l’auditorium de la banque à Rabieh, dans le cadre de sa série d'événements « Opportunités d’affaires en Syrie ». Organisé en collaboration avec la Banque Bemo Saudi Fransi (BBSF) et le Conseil d’affaires syro-libanais, l'événement a réuni des ONG et des partenaires du Liban et de la Syrie afin d’explorer des pistes concrètes de coopération transfrontalière.

La table ronde s’est ouverte sur une allocution du Dr Riad Obegi, Président-Directeur Général de la Banque BEMO, suivie d’un mot d’introduction de Mme Joelle Abou Farhat, membre du Conseil d’administration de la Banque BEMO et cofondatrice et présidente de Fifty Fifty. Trois intervenants ont successivement pris la parole : M. Antoine Miskawy, Directeur principal des services bancaires aux entreprises de la Banque BEMO ; Mme Lily El Teen, Directrice du département des relations avec les ONG à la Banque Bemo Saudi Fransi (BBSF) ; et Mme Tania Hchaime Noujaim, Responsable des relations clientèle et du développement des affaires institutionnelles à la Banque BEMO. Plusieurs représentants et cadres de la BBSF ont également participé en ligne depuis le Liban et la Syrie. Les échanges ont été animés par Mme Claudine Feghaly, Directrice exécutive à la Banque BEMO.

Le Dr Riad Obegi a défini l’ambition stratégique consistant à créer des forces conjointes entre les ONG du Liban et de Syrie, qui partagent des besoins communs et un même engagement. « Si nous avons cent mains, nous pouvons accomplir quelque chose ensemble, et nous serons plus efficaces », a-t-il déclaré, réaffirmant la pleine disponibilité de la banque à soutenir toute initiative que les participants pourraient définir ensemble. Mme Joelle Abou Farhat a souligné la force de la société civile libanaise et réaffirmé la conviction de Fifty Fifty selon laquelle les femmes doivent occuper une place à la table des décisions dans les deux pays : « L’investissement le plus important aujourd’hui n’est pas de bâtir des institutions, mais de bâtir les personnes. »

Dans son intervention, M. Antoine Miskawy a exposé les fondements des partenariats entre ONG libanaises, internationales et syriennes, identifiant les priorités de la relance et soulignant la nécessité d’une aide stratégique et durable. Il a relevé que, si la plupart des banques correspondantes internationales s’abstiennent encore d’effectuer des transferts directs vers la Syrie, la Banque BEMO — en collaboration avec la BBSF — peut recevoir les fonds entrants et les acheminer vers les ONG syriennes dans le plein respect de la conformité, et des normes internationales.

Mme Lily El Teen a présenté l’offre de services bancaires humanitaires dédiée au secteur humanitaire de la BBSF. Elle a rappelé que la BBSF est la première banque privée à avoir ouvert en Syrie et qu’elle constitue un partenaire de premier plan des agences des Nations Unies et des ONG internationales. Ces organisations sont accompagnées par un département interne dédié, le premier du genre au sein d’une banque syrienne.

Les intervenants ont ensuite répondu aux questions portant sur diverses préoccupations pratiques — des procédures d’autorisation permettant aux ONG libanaises d’opérer en Syrie et des mécanismes des transferts transfrontaliers, en passant par le soutien aux petites et moyennes entreprises — avant que la table ronde ne se conclue par une séance de réseautage rapide. Réunis en groupes rotatifs, les participants ont ainsi pu faire connaissance, échanger leurs coordonnées et identifier de potentielles pistes de coopération.

À travers cet événement, la Banque BEMO réaffirme son attachement au dialogue institutionnel comme l’un des fondements de la relance, ainsi que son soutien aux partenariats reliant les sociétés civiles libanaise et syrienne. La Banque BEMO au Liban et la BBSF en Syrie demeurent pleinement engagées à renforcer les liens entre les organisations œuvrant, de part et d’autre de la frontière, au service des communautés qu’elles accompagnent.