NNA 05/16/2026

NNA - Réouverture de la Cinémathèque libanaise et appel à poursuivre les missions culturelles malgré la guerre

ANI - Le ministre de la Culture, Ghassan Salamé, a souligné que « la responsabilité ne disparaît pas lorsque les conditions sont instables, difficiles et sanglantes », insistant sur la nécessité de poursuivre le travail institutionnel malgré le contexte de guerre.



 

Ses déclarations ont été faites lors de la cérémonie de réouverture de la Cinémathèque libanaise, en présence notamment de l’ancien ministre de l’Information Ziad Makary, de l’architecte et conseiller du ministre Jad Tabet, ainsi que de plusieurs personnalités du monde culturel et du cinéma.



 

Le ministre est revenu sur l’histoire de la Cinémathèque, rappelant sa première ouverture en 2002 et les difficultés rencontrées au fil des années, notamment la dispersion de ses archives. Il a insisté sur l’importance de préserver la mémoire cinématographique du Liban, incluant les films produits depuis les années 1920 ainsi que les œuvres liées aux grandes figures artistiques du pays.



 

Il a également annoncé la poursuite des efforts de collecte, de restauration et de numérisation des archives, en coopération avec plusieurs institutions académiques et partenaires internationaux, dont un soutien financier et technique de la France. Le ministre a souligné que la relance de la Cinémathèque s’inscrit dans une stratégie plus large de sauvegarde du patrimoine culturel libanais.



 

Abordant la situation sécuritaire, le ministre Salamé a affirmé que les événements en cours n’empêcheront pas l’action culturelle de l’État, malgré les contraintes. Il a rappelé le report de plusieurs activités culturelles et la volonté de les maintenir progressivement, notamment la Nuit des musées et la Fête de la musique, dès que les conditions le permettront.



 

Il a évoqué les dégâts subis par plusieurs bibliothèques publiques dans les zones touchées par les frappes, soulignant la nécessité de poursuivre les efforts de restauration et d’équipement des structures culturelles, tout en réaffirmant que « la guerre pèse sur nous, mais ne nous empêchera pas d’exercer nos responsabilités ».