ANI - Dans le cadre de la modernisation de l’administration publique libanaise, le ministère d’État chargé du Développement administratif a organisé un atelier pour lancer la deuxième phase du programme « Reconfiguration des administrations et institutions de l’État 2030 ». L’atelier, destiné aux points de contact désignés par les ministres, vise à renforcer la coordination sectorielle et à préparer les étapes suivantes de ce programme de réforme nationale.
Le ministre Fadi Makki, ouvrant la séance, a rappelé que la phase 1, centrée sur les attentes des parties prenantes, avait impliqué plus de 1.500 participants issus des ministères, collectivités locales, secteur privé, société civile et autres acteurs, et avait abouti à la rédaction de la « Charte du citoyen » définissant les droits, devoirs et principes directeurs de la réforme administrative.
La phase 2, qui s’étendra sur trois mois, consiste à élaborer le plan directeur de réforme du secteur public (Blueprint for Public Sector Reform), servant de cadre national pour les étapes suivantes. Le ministère commencera par une évaluation complète de la gouvernance dans chaque secteur, incluant politiques, organisation, services et contrôle, complétée par une analyse comparative internationale.
Les résultats permettront de concevoir un modèle opérationnel cible (Target Operating Model – TOM) pour chaque secteur, clarifiant les rôles et responsabilités, renforçant la coordination et améliorant l’efficacité des services publics. L’atelier a également présenté le calendrier, les objectifs et les responsabilités des points de contact, et a permis des échanges constructifs avec les participants.
Le ministère a réaffirmé son engagement à un travail participatif avec toutes les administrations afin que les résultats du programme reflètent fidèlement le plan directeur de réforme, avec une gouvernance et un modèle opérationnel adaptés au contexte libanais.